sa main presque mangée par la couleur et sa tunique blanche uniment et les coups de rose épineux et les souvenirs du mouvement italien et le pinceau émacié par l’air solaire et la gloire folle de l’absent et ces regards hors champ sont mes contemporains.
February 26, 2010
Que ne suis-je
auto-poème
AZERTY du doigt
l’enfant tape:
caput Nili
nul au lit
dans la forêt aqueuse
un baiser sexuel
28 & 25 sont
chiffres féminins
entre Blaupunkt et
la noire Underwood
sous la fenêtre
un geste du bras
dans l’océan du Temps
un bras qui se noie
Que ne suis-je Catulle en ces presque 80 poèmes, Jude Stéphan, Gallimard, 2010
February 25, 2010
February 20, 2010
“gustave”
Une publication après l’exposition “Un coeur simple”, Gustave, éditée à 125 exemplaires numérotés.
Comprenant des documents d’artistes, un parcours écrit de l’exposition et “Le sparadrap argenté”, troisième chapitre de Poser.
En vente à la galerie sans titre et à la librairie Tropismes, Bruxelles.

120
Gilbert Lely clôt de cette manière sa préface aux 120 journées de Sodome:
“Or, sur les proies délicieuses, ressuscitées à l’aube de la cent vingt et unième journée, le langage étendra sa merci.”
February 18, 2010
Une blueswoman et la pêche

Memphis Minnie, et quelle guitariste! Et belle, oui, très. Y a sa voix, d’abord, avant tout.
Pour mon père

Django Reinhardt, dont je viens de découvrir un disque absolument génial. Djeu, quelle grâce.
February 15, 2010
Brahms
Il est de bon ton aujourd’hui d’être peu romantique. Le détachement est de mode. Quant aux idéaux, les quoi? Alors, j’écoute le chant de Brahms à partir de Hölderlin, “Schicksalslied”, le chant de la destinée, “Ihr wandelt droben im Licht”. Langsam und sehnsuchtsvoll, évidemment. Ce n’est plus de notre temps. Sauf qu’ici déjà Brahms empruntait à Mendelssohn, à Bach, il citait. Et tout l’orchestre, tout le choeur s’époumonent afin, par contraste, d’introduire quelques très brefs instants de douceur, c’est-à-dire de gravité. Aucune compassion quand même. Malgré le volume. (Abbado, New Philharmonia Orchestra, Ambrosian Chorus, 1969). Alors, pour éviter la nostalgie du pays où mes ancêtres furent chez eux en apparence, je réécouterai “Triadic Memories” de Morton Feldman. Mais avant, la voix d’Elisabeth Grümmer dans “Un Requiem allemand”. (Kempe, Berliner Philharmoniker, 1955). Et la voix de Kathleen Ferrier dans la “Rapsodie pour contralto”. (Krauss, London Philharmonic Orchestra, 1947). J’aime les ruptures dans sa musique et sa couleur faussement traditionnelle.


